Une chaussure Haferl est une chaussure fermée en cuir dont le laçage ne se trouve pas au milieu, mais sur le côté. Ce n’est pas un détail, c’est toute sa particularité. Tout le reste — semelle crantée, cuir robuste, tige courte — elle le partage avec d’autres chaussures.
Et comme cette particularité se laisse mal décrire, la plupart des textes sur les chaussures Haferl basculent vite dans le folklore. Ici, vous lirez plutôt ce que cette coupe apporte concrètement, quand la chaussure fonctionne, quand elle ne fonctionne pas, et comment trouver la bonne pointure.
Ce qui fait une chaussure Haferl
Le laçage latéral est le point de départ. Sur une chaussure de ville classique, les œillets se rejoignent au-dessus du cou-de-pied et le cuir est tiré vers le milieu des deux côtés. Sur le Haferl, les œillets se trouvent sur la face externe et sur la face interne de la chaussure, et le cuir du dessus reste d’un seul tenant au-dessus du cou-de-pied.
Il en découle deux choses. Premièrement : au-dessus du cou-de-pied, une surface de cuir fermée remplace une couture fendue. La chaussure y tient mieux le pied et laisse passer moins d’eau. Deuxièmement : elle s’ouvre plus largement qu’un modèle lacé au milieu. Qui a un cou-de-pied haut ou les pieds gonflés le soir le remarque aussitôt.
Les Chaussures Haferl Bavière à 79,95 € sont en cuir de vachette, solidement cousues et dotées d’une semelle crantée adhérente. La note est de 4,45 sur 20 avis — correct, sans être parfait, ce qui colle à une chaussure qui demande un temps de rodage.
Ce qu’un Haferl n’est pas : une chaussure de randonnée. La tige s’arrête sous la cheville, il n’y a ni maintien de l’articulation ni construction Vibram. Pour le chemin de campagne et le refuge d’alpage, elle convient ; pour une via ferrata, non.
Porter des chaussures Haferl aujourd’hui — sans avoir l’air déguisé
C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse est sans mystère : la chaussure est bien plus discrète que sa réputation. Si vous ne la portez pas avec un costume traditionnel, personne ne la prendra pour une chaussure folklorique.
Ce qui fonctionne :
- Avec un jean foncé. La combinaison la plus simple qui soit. Une chaussure marron en cuir à semelle crantée sur un jean droit et foncé, c’est une chaussure d’automne tout à fait ordinaire. Le bas du pantalon posé juste sur la chaussure, sans plis empilés dessus.
- Avec un chino. Beige, olive, bleu marine. Ici, c’est la chaussure qui porte la tenue, parce qu’elle en est le seul point fort.
- Avec un pantalon en velours côtelé l’hiver. Matière épaisse et chaussure épaisse, cela va ensemble.
Ce qui crée l’effet déguisement, ce n’est jamais la chaussure seule, c’est l’accumulation : Haferl plus chemise à carreaux plus chapeau plus ceinture gravée. Retirez deux de ces éléments et il reste un homme dans une bonne chaussure en cuir.
Un mot encore sur les chaussettes, parce que c’est souvent là que cela dérape : avec un pantalon long, il faut des chaussettes foncées et lisses, assorties à la couleur du pantalon. Ni blanches, ni côtelées, ni de sport. C’est ce qui sépare une chaussure d’un déguisement, et cela ne coûte rien.
Dans quelles autres occasions la porter
Le Haferl est à l’origine une chaussure de travail, et cette origine se voit encore. Semelle crantée, cuir du dessus ferme, aucune couture fragile. D’où les usages pour lesquels il est réellement la meilleure chaussure :
- Fête populaire et tente à bière. Douze heures debout sur un sol qui finit toujours par être mouillé. Une semelle crantée accroche là où une semelle en cuir lisse glisse.
- Promenade et chemin de campagne. Pas une chaussure de randonnée, mais bien plus de chaussure qu’une basket.
- Automne et hiver en ville. Cuir fermé, pas de mesh, aucune perforation.
- Soirée barbecue, fête à la ferme, fête patronale. Tout ce qui salit en chemin sans que cela doive se voir sur la chaussure.
Et avec la Lederhose, évidemment. Si vous portez de toute façon une Lederhose alors le Haferl est la seule chaussure que personne ne viendra discuter. La Lederhose Hodalump à 149,95 € est livrée avec une ceinture ; d’autres modèles figurent sous Ceintures en cuir, dont la Ceinture marron à 29,95 € en 4 cm de largeur et en tours de taille de 85 à 115 cm.
Haferl ou chaussure de ville en cuir — laquelle quand
Les deux sont des chaussures fermées en cuir, et dans bien des situations, peu importe laquelle vous prenez. Il y a toutefois trois cas où la différence compte.
Cou-de-pied haut. Si les chaussures de ville vous serrent sur le cou-de-pied, le Haferl est le meilleur choix. Comme le laçage est latéral, la tension se répartit autrement et la chaussure s’ouvre plus largement. C’est la raison pour laquelle certaines personnes ne veulent plus d’autre chaussure après leur premier Haferl.
Sol mouillé ou irrégulier. Semelle crantée contre semelle en cuir lisse — la messe est dite. Tente à bière, chemin de gravier, prairie humide : Haferl.
Costume. Là, le Haferl perd. Un costume sombre appelle une chaussure fine et lisse ; une chaussure épaisse à semelle crantée paraît trop lourde en dessous. Si votre rendez-vous exige un costume, le Haferl est la mauvaise chaussure, et le plus beau des cuirs n’y change rien.
Quelle pointure convient
Les Chaussures Haferl Bavière existent du 41 au 46. Les longueurs de semelle figurent dans les données produit, et elles sont plus fiables que n’importe quel tableau des pointures :
| Pointure | Longueur de semelle | Largeur de semelle |
|---|---|---|
| 41 | 28 cm | 10 cm |
| 42 | 29,5 cm | 10,5 cm |
| 43 | 30 cm | 10,5 cm |
| 44 | 31 cm | 11 cm |
| 45 | 31,5 cm | 11 cm |
| 46 | 32 cm | 11 cm |
Ce sont des mesures approximatives, de petits écarts sont normaux. En cas de doute, posez le pied sur une feuille de papier, tracez-en le contour et mesurez du talon à l’orteil le plus long. La semelle est toujours un peu plus longue que le pied — les chiffres ci-dessus sont les mesures extérieures de la semelle, pas des longueurs intérieures.
Deux remarques honnêtes à ce sujet :
La chaussure demande un temps de rodage. Le cuir de vachette ferme est raide au début et ne se fait qu’après quelques jours. Qui la sort du carton le matin de l’Oktoberfest et la porte douze heures aura des ampoules le soir. Deux ou trois journées plus courtes en amont règlent le problème.
Il n’en existe pas de version femme. La série commence à 41. C’est trop grand pour la plupart des femmes, et nous préférons l’écrire plutôt que de provoquer une commande qui repartira en retour. Si vous cherchez chez nous une chaussure pour femme, vous trouverez votre bonheur sous Sandales et chaussures — mais pas chez les Haferl.
Entretien : ce dont le cuir a vraiment besoin
Un Haferl est une chaussure robuste, mais le cuir de vachette se dessèche. Surtout quand la chaussure a pris l’eau et sèche ensuite près d’un radiateur.
L’ordre qui fonctionne : laisser sécher la saleté grossière et la brosser, sans essuyer à l’eau. Faire sécher lentement les chaussures mouillées à température ambiante, bourrées de papier, jamais sur le radiateur. Et les graisser une à deux fois par saison, avec parcimonie.
Graisse pour cuir coûte 8,95 €. Comment l’appliquer sans que le cuir colle ou fasse des taches est expliqué en détail dans l’article Appliquer la graisse pour cuir. En résumé : en couche fine, à température tiède, et plutôt deux fois peu qu’une fois beaucoup.
Un effet secondaire à connaître : la graisse fonce les cuirs clairs. Sur un Haferl marron, c’est recherché — il prend justement la patine pour laquelle on achète une chaussure en cuir. Qui veut conserver l’état neuf se trompe de chaussure.
Ce qui va avec
Le tableau ci-dessus réunit la chaussure et trois pièces qui l’accompagnent — non pas comme un classement, mais comme l’ensemble qui forme une image complète : le pantalon, la ceinture et la graisse qui fait durer la chaussure des années.
Si vous préparez une fête populaire, il faut encore un portefeuille qui entre dans la poche d’une Lederhose — plat, sans chaîne, pas trop large. Ce qui convient et ce qui gêne à l’Oktoberfest est expliqué dans l’article Sac d’Oktoberfest pour homme. Le reste de la sélection se trouve dans la collection Oktoberfest.









































